CRAC... BOUM !

20/09/08

En début de semaine le monde de la finance était sur le point de s'effondrer, le séisme partant des Etats-Unis et ravageant le reste du Monde. En fin de semaine, les marchés font des bonds de place en place.

Sans grand intérêt si ce n'est de constater que pour alimenter le système ou, disons, pour réparer les dysfonctionnements du capitalisme moderne, il faut que le contribuable américain mette la main à la poche, après avoir été déjà ruiné par ces mêmes sociétés !

RSA

20/09/08

Le projet sur le RSA fait son chemin. Et hop ! Le travail plus rémunérateur que l'assistance ! Des milliers de bénéficiaires des minima sociaux qui retrouvent leur dignité de travailleurs... La belle image.

Plus prosaiquement, comme en d'autres temps (création de CES par exemple) des emplois à temps plein vont se transformer en emplois à temps partiel. Autrement dit un emploi stable pourra être remplacé par deux emplois précaires, ce qui au total met une personne dans la précarité et y maintien les deux autres. Merveilleux.
Et surtout : "Merci Patron" !

PILE ET FACE

16/07/08

Madame Bachelot avait bien essayé de refiler l'affaire du trou de la sécu aux administratifs de la CPAM en leur demandant de trouver des solutions, mais suite aux réactions provoquées dans l'opinion publique, elle n'a finalement pas validé le plan proposé par ceux-ci.

Elle essaye encore de jouer un double-jeu en permettant à la fois qu'une boisson dite "énergisante" soit vendue en France malgré les réserves émises sur l'un de ses composants (taurine) et en conseillant, dans le même temps, aux parents (!) de boycotter le produit en question.

Madame Bachelot va sans doute proposer que les enfants fassent les courses avec leurs parents ou bien qu'ils rapportent les tickets de caisse pour vérification.

MIEUX VAUT ETRE RICHE ET BIEN PORTANT...

25/06/2008

Double peine en vue pour les personnes atteintes d'"Affections de Longue Durée" : ils devraient payer plus pour se soigner autant.
C'est la "proposition" faite par le directeur de l'Assurance Maladie, à la demande de la ministre.

Autrement dit, et pour ne pas changer, les questions de santé ne sont pas des questions de santé mais des questions... d'argent. Mieux, les politiques demandent aux fonctionnaires de trouver eux-mêmes les solutions aux problèmes budgétaires. Aucune vision politique n'est proposée pour ces orientations si ce n'est, in fine, de faire payer les bénéficiaires mêmes des prestations.

Au fait, un peu contradictoire avec une quelconque notion de solidarité.
Non ?

COURS ALIMENTAIRE

06/06/2008

Les agriculteurs du monde entier devraient arrêter de faire du business. Ce n'est pas pour eux ce métier-là, ils n'ont aucun pouvoir sur les marchés des céréales ni d'autres cultures. Ils devraient plutôt cultiver leur petit morceau de terre pour subsister-en silence, d'ailleurs-avant de vouloir s'improviser entrepreneurs.

Voilà, tout est dit, dans le même style que : "travailler plus pour gagner plus", un conseil de bon sens pour ces geignards de pauvres toujours prêts à se plaindre.

Personne ne niera les problèmes météorologiques qui introduisent des variables dans les résultats agricoles. Chacun comprendra également qu'il y ait des politiques gouvernementales orientant les productions agricoles. Cependant, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'aberrant à acheter à d'autres ce qu'on pouvait produire soi-même et remplacer cette culture par d'autres activités plus rentables en termes d'économie globale,peut-être, mais pas pour la population locale ?

Les équilibres des marchés mondiaux peuvent briser des secteurs entiers de l'économie dans n'importe quel endroit de la planète. Ainsi, le petit producteur de céréale d'Afrique ou d'Asie n'est pas concurrentiel avec la grosse industrie agricole américaine ou européenne. Double peine pour eux car eux, personne ne les subventionnera pour les faire subsister.

Ce n'est pas encore le cas des marins-pêcheurs européens, mais jusqu'à quand ?

CROIX

Les français auraient donc, pendant des mois, gémit sans raison, se plaignant sans cesse de leur pouvoir d'achat à la baisse. Il faut, nous fait-on entendre, jubiler rétro-activement à l'annonce qui est faite du chiffre de la croissance du PIB en 2007. (2,2).

Rappelons tout de même que le chiffre de la croissance du PIB s'il se montre flatteur pour l'économie concernée, peut laisser penser que des investissements ont été réalisés et que la production a augmenté. Cependant, la relance de la consommation, en bout de chaîne, ne se fait que si les moyens de consommer sont là. Ce n'est pas une question de morosité c'est une question de : "Pouvoir d'achat !!!"
Ce ne sont pas les produits qui manquent dans les rayons des magasins, c'est l'argent qui manque dans le portefeuille.

Evidemment, si on pense que la production n'augmente pas parce que les français ne consomment pas assez, il vaut mieux aller vendre des avions à l'étranger pour tirer l'économie française vers les sommets. Sauf que les étrangers en question ne consomment pas en France et accessoirement, ils n'y votent pas non plus.

Résultat des courses : une partie de la France jubile, l'autre pas.
Celle qui croit et celle qui ne croit pas.

BOTTER EN TOUCHE

Les revendications portées par les grévistes et manifestants de ce 15 mai ont reçu comme réponse du Président de la République un aménagement des modalités de l'accueil des scolaires en cas de grève.

Oui, c'était ça la réponse.
Se dégager habilement en déplaçant l'objet du débat.
C'est vrai aussi que le dialogue social n'est pas le sport favori des français.

SYSTEME D*

Avec les nouvelles péripéties administratives de sans-papiers (travailleurs, ceux-là) on peut arriver à une pratique du droit modernisée.

Ainsi des personnes qui travailleraient en toute "légalité" en France (mais avec de faux papiers) pourraient se voir attribuer des papiers en bonne et due forme parce que correspondant au "profil" recherché ou établi pour le "bon" immigré.

Tout bénéfice : déjà intégrés, salariés, avec des patrons satisfaits et motivés, non, vraiment, bien.

La pédagogie étant la ritournelle des tristes sires de ce gouvernement Fillon on voit mal comment ils vont se dépatouiller de cette filière ainsi créée qui inciterait des immigrés à se faire embaucher avec des faux papiers par des employeurs complices ou bienveillants (ne trouvant pas la main-d'oeuvre adéquate dans le tout venant des demandeurs d'emploi-les malheureux !)

Pour tout candidat, rappelons la démarche : payer pour le passage + payer pour les faux papiers + se faire embaucher = régularisation.
Payer plus pour gagner plus, en quelque sorte. Bingo !

Une vraie rupture dans la pratique de l'esclavagisme.

* D comme Démagogie

MARE NOSTRUM

De l'Union méditerranéenne à l'Union pour la Méditerranée, on cherche la bonne appellation pour baptiser le projet qui sera dévoilé en juillet.

L'histoire de l'Union Européenne nous aura montré le chemin. De la la CECA de 51 qui instaurait un premier "marché commun" européen qui rapprochait, entre autres, les deux grands ennemis de guerre français et allemands, on sera passé en 57 à une "communauté économique européenne" puis à l'"Union Européenne" avec un versant plus politique.

En réalité, dans un cas comme dans l'autre, c'est le "marché" qui fait l'union. Gageons donc que, quel que soit le nom de cette future institution, on fasse-une fois de plus-l'impasse sur les questions des droits des citoyens.
Gageons aussi que les critères d'entrée dans ce "cercle des amis du bassin" soient moins contraignants que ceux qui laissent la Turquie hors de l'Union Européenne !

PUTAIN ! QUATRE ANS...

Alors que les sondages au virage de la première année de mandat montrent des français déçus par l'action présidentielle, le Président persiste. Il nomme M. Saussez délégué interministériel à la communication et à la tête du Service d'information du gouvernement (SIG).
La mission de Thierry Saussez sera de travailler sur "toutes les questions d'information, de pédagogie, d'action du gouvernement".

Ainsi, par un raccourci saisissant, on pourrait constater qu'alors que d'autres présidents se targuaient d'"avoir compris" les foules, celui-ci va nous envoyer des professionnels de la profession pour nous expliquer que nous ne comprenons pas vite et bien ce qui nous est présenté.

Le constat est amer pour les journalistes : répéter bêtement ne suffit plus.