SOCIALISTES PARTIS

26/11/2008

La fin de la récré a été sifflée. Les trajectoires zig-zagantes des uns et des autres sont restées figées jusqu'à la prochaine défaite présidentielle. Fraternité et mains tendues sont les maîtres-mots du futur socialiste.Et les luttes intestines sont une pratique rassurante.

La vrai nouveauté, c'est le départ de Mélenchon qui tente de s'extraire de l'(a)pesanteur de l'appareil.

COMING OUT

26/11/2008

Depuis que la crise est médiatiquement officialisée, chacun se précipite au micro pour annoncer qu'il en est. Lagarde et Wauquiez qui nous ont répété depuis des mois que tout allait bien-et irait mieux encore-nous révèlent qu'ils ne sont pas à la fête. Madame Lagarde confie même qu'elle ne serait pas Madame Soleil !

Tout cela en dit long sur la connaissance qu'ils ont de leur domaine respectif (économie et emploi) ou plus simplement, peut-être, faut-il constater que leurs assertions sur la situation française ne relèvent que de plans médiatiques, au mieux, ou-au pire-qu'ils tirent leurs convictions de la lecture de... la presse ?

MESURETTES POUR L'EMPLOI

29/10/08

Curieuse conception du monde du travail : les emplois perdus ou à perdre dans le secteur marchand vont être compensés (?) par des créations d'emplois aidés... et un accompagnement renforcé des licenciés économiques... Curieuse mais cohérente néanmoins si l'on considère (pour certains) qu'une politique de l'emploi est une politique du chiffre et de la statistique.

Observons cependant que l'accompagnement ne fait pas l'emploi et que le contrat aidé n'est pas un "vrai" contrat mais-le plus souvent-une mesure "sociale" de transition entre deux périodes de chômage et pas le déclencheur d'une réelle insertion d'un public en difficulté.

Belles perspectives pour les primo demandeurs d'emploi bac +4 qui vont se retrouver en concurrence avec les demandeurs d'emploi de longue durée et autres allocataires du RMI.

CRAC... BOUM !

20/09/08

En début de semaine le monde de la finance était sur le point de s'effondrer, le séisme partant des Etats-Unis et ravageant le reste du Monde. En fin de semaine, les marchés font des bonds de place en place.

Sans grand intérêt si ce n'est de constater que pour alimenter le système ou, disons, pour réparer les dysfonctionnements du capitalisme moderne, il faut que le contribuable américain mette la main à la poche, après avoir été déjà ruiné par ces mêmes sociétés !

RSA

20/09/08

Le projet sur le RSA fait son chemin. Et hop ! Le travail plus rémunérateur que l'assistance ! Des milliers de bénéficiaires des minima sociaux qui retrouvent leur dignité de travailleurs... La belle image.

Plus prosaiquement, comme en d'autres temps (création de CES par exemple) des emplois à temps plein vont se transformer en emplois à temps partiel. Autrement dit un emploi stable pourra être remplacé par deux emplois précaires, ce qui au total met une personne dans la précarité et y maintien les deux autres. Merveilleux.
Et surtout : "Merci Patron" !

PILE ET FACE

16/07/08

Madame Bachelot avait bien essayé de refiler l'affaire du trou de la sécu aux administratifs de la CPAM en leur demandant de trouver des solutions, mais suite aux réactions provoquées dans l'opinion publique, elle n'a finalement pas validé le plan proposé par ceux-ci.

Elle essaye encore de jouer un double-jeu en permettant à la fois qu'une boisson dite "énergisante" soit vendue en France malgré les réserves émises sur l'un de ses composants (taurine) et en conseillant, dans le même temps, aux parents (!) de boycotter le produit en question.

Madame Bachelot va sans doute proposer que les enfants fassent les courses avec leurs parents ou bien qu'ils rapportent les tickets de caisse pour vérification.

MIEUX VAUT ETRE RICHE ET BIEN PORTANT...

25/06/2008

Double peine en vue pour les personnes atteintes d'"Affections de Longue Durée" : ils devraient payer plus pour se soigner autant.
C'est la "proposition" faite par le directeur de l'Assurance Maladie, à la demande de la ministre.

Autrement dit, et pour ne pas changer, les questions de santé ne sont pas des questions de santé mais des questions... d'argent. Mieux, les politiques demandent aux fonctionnaires de trouver eux-mêmes les solutions aux problèmes budgétaires. Aucune vision politique n'est proposée pour ces orientations si ce n'est, in fine, de faire payer les bénéficiaires mêmes des prestations.

Au fait, un peu contradictoire avec une quelconque notion de solidarité.
Non ?

COURS ALIMENTAIRE

06/06/2008

Les agriculteurs du monde entier devraient arrêter de faire du business. Ce n'est pas pour eux ce métier-là, ils n'ont aucun pouvoir sur les marchés des céréales ni d'autres cultures. Ils devraient plutôt cultiver leur petit morceau de terre pour subsister-en silence, d'ailleurs-avant de vouloir s'improviser entrepreneurs.

Voilà, tout est dit, dans le même style que : "travailler plus pour gagner plus", un conseil de bon sens pour ces geignards de pauvres toujours prêts à se plaindre.

Personne ne niera les problèmes météorologiques qui introduisent des variables dans les résultats agricoles. Chacun comprendra également qu'il y ait des politiques gouvernementales orientant les productions agricoles. Cependant, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'aberrant à acheter à d'autres ce qu'on pouvait produire soi-même et remplacer cette culture par d'autres activités plus rentables en termes d'économie globale,peut-être, mais pas pour la population locale ?

Les équilibres des marchés mondiaux peuvent briser des secteurs entiers de l'économie dans n'importe quel endroit de la planète. Ainsi, le petit producteur de céréale d'Afrique ou d'Asie n'est pas concurrentiel avec la grosse industrie agricole américaine ou européenne. Double peine pour eux car eux, personne ne les subventionnera pour les faire subsister.

Ce n'est pas encore le cas des marins-pêcheurs européens, mais jusqu'à quand ?

CROIX

Les français auraient donc, pendant des mois, gémit sans raison, se plaignant sans cesse de leur pouvoir d'achat à la baisse. Il faut, nous fait-on entendre, jubiler rétro-activement à l'annonce qui est faite du chiffre de la croissance du PIB en 2007. (2,2).

Rappelons tout de même que le chiffre de la croissance du PIB s'il se montre flatteur pour l'économie concernée, peut laisser penser que des investissements ont été réalisés et que la production a augmenté. Cependant, la relance de la consommation, en bout de chaîne, ne se fait que si les moyens de consommer sont là. Ce n'est pas une question de morosité c'est une question de : "Pouvoir d'achat !!!"
Ce ne sont pas les produits qui manquent dans les rayons des magasins, c'est l'argent qui manque dans le portefeuille.

Evidemment, si on pense que la production n'augmente pas parce que les français ne consomment pas assez, il vaut mieux aller vendre des avions à l'étranger pour tirer l'économie française vers les sommets. Sauf que les étrangers en question ne consomment pas en France et accessoirement, ils n'y votent pas non plus.

Résultat des courses : une partie de la France jubile, l'autre pas.
Celle qui croit et celle qui ne croit pas.

BOTTER EN TOUCHE

Les revendications portées par les grévistes et manifestants de ce 15 mai ont reçu comme réponse du Président de la République un aménagement des modalités de l'accueil des scolaires en cas de grève.

Oui, c'était ça la réponse.
Se dégager habilement en déplaçant l'objet du débat.
C'est vrai aussi que le dialogue social n'est pas le sport favori des français.