SOUS FRANCE AU TRAVAIL

Bingo ! La France des médias a découvert que l'on souffre au travail en France. Oui des gens qui travaillent ! (de quoi se plaignent-ils ? diraient certains ). En tout cas, merci France Télécom pour avoir tracé la voie de la découverte, oubliant les précédentes pertes de la masse laborieuse à l'Education Nationale ou dans le secteur automobile.
Triste constat : cette souffrance mise au jour est liée à la nature même du système qui nous gouverne : produire plus pour moins. De l'autre côté de la barrière, c'est travailler plus pour gagner moins. On nous aurait menti ?

CALCULS VENAUX


Moraliser le comportement des grands patrons. Il aurait été plus simple, en donnant des fonds aux grandes entreprises d'exiger de celles-ci des contreparties "sociales" comme interdire les licenciements par exemple. Ainsi, on cherche à "moraliser" les comportements des puissants au lieu de "protéger" le quotidien des plus fragiles.

Cela parait une arme anticrise bien improbable et peu réaliste mais cela montre néanmoins sur quel registre nos hommes politiques entendent agir : plutôt que de définir une politique de sauvegarde de l'emploi, on montre du doigt les patrons et on les menace à la télévision en prenant la population à témoin.

Reste que si les patrons font ce qu'ils font, c'est bien qu'ils ont la faculté de pouvoir le faire et que nul politique n'interviendra autrement que par la menace amicale. Au bout du compte, l'Etat aura donné de l'argent, les patrons patienteront pour percevoir leur pactole et les employés seront bien licenciés.

ESSOR COMMERCIAL

10/03/09

Les mineurs devront se faire une raison. Boire et fumer c’est mauvais pour eux, donc ils devront arrêter. Donc ils vont arrêter. Ou bien, ils vont s’organiser pour créer des clubs de « tabac & alcool » approvisionnés par des « majeurs ». Mais ce serait de l’artisanat, et le marché est trop juteux pour être oublié par l’« industrie lourde ».

Aux Etats-Unis, la prohibition à rentabilisé les trafics en tous genres et comme l’expérience des uns ne sert pas aux autres, on peut miser sur le fait que les dealers-homologués ou pas-ont de beaux jours devant eux.


BOULES DE CRISTAL

03/03/2009


Nous voilà rassurés, Madame Lagarde (meurtmaisneserendpas) nous annonce 300 000 suppressions d’emploi en 2009 et un retour à la croissance en 2010. Avec ces nouvelles relativement bonnes, les investisseurs vont investir, les consommateurs vont consommer, les banques vont… banquer (?) et tout ça va s’arranger. C’est bien connu qu’il suffit d’y croire pour que ça marche ou en tout cas de compter sur l’amnésie de ceux qui écoutent ces prédictions.

CLIMAT DE CONFIANCE

20/01/09

Pour la nouvelle année-comme pour les autres-on nous dit que ça va aller. La crise est sous contrôle, les grands de ce monde ont fait leur boulot, ils ont promis plein d'argent pour sauver les banques. Maintenant, c'est au petit peuple de faire sa part (du marché) : il faut consommer ! Autrement dit, le système n'est pas mort et pour le ranimer, il faut donner encore plus. C'est bien la faute aux consommateurs s'ils ne relancent pas la machine économique ! Continuons donc à inciter les français à acheter des voitures, des assurances, des appartements... en proposant des livrets A à 2 % (pour les dissuader d'épargner ?)
C'est vrai quoi, si les licenciés d'aujourd'hui avaient assez consommé hier, ils ne seraient pas chômeurs.

TOURNEZ MANEGE ! (tour de magie)

2/12/2008

Anniversaire du RMI (né le 1er décembre 1988) en forme d'acte de décès, en vue du RSA. Rappelons toutefois que le RMI a donné aux plus démunis un minimum de ressources en période de croissance (4% en 87).
Pour 2009-avec le RSA-, on veut que les bénéficiaires du RMI retournent au travail. Les erémistes vont donc croiser les travailleurs qui vont s'inscrire à l'ANPE suite aux licenciements.

SOCIALISTES PARTIS

26/11/2008

La fin de la récré a été sifflée. Les trajectoires zig-zagantes des uns et des autres sont restées figées jusqu'à la prochaine défaite présidentielle. Fraternité et mains tendues sont les maîtres-mots du futur socialiste.Et les luttes intestines sont une pratique rassurante.

La vrai nouveauté, c'est le départ de Mélenchon qui tente de s'extraire de l'(a)pesanteur de l'appareil.

COMING OUT

26/11/2008

Depuis que la crise est médiatiquement officialisée, chacun se précipite au micro pour annoncer qu'il en est. Lagarde et Wauquiez qui nous ont répété depuis des mois que tout allait bien-et irait mieux encore-nous révèlent qu'ils ne sont pas à la fête. Madame Lagarde confie même qu'elle ne serait pas Madame Soleil !

Tout cela en dit long sur la connaissance qu'ils ont de leur domaine respectif (économie et emploi) ou plus simplement, peut-être, faut-il constater que leurs assertions sur la situation française ne relèvent que de plans médiatiques, au mieux, ou-au pire-qu'ils tirent leurs convictions de la lecture de... la presse ?

MESURETTES POUR L'EMPLOI

29/10/08

Curieuse conception du monde du travail : les emplois perdus ou à perdre dans le secteur marchand vont être compensés (?) par des créations d'emplois aidés... et un accompagnement renforcé des licenciés économiques... Curieuse mais cohérente néanmoins si l'on considère (pour certains) qu'une politique de l'emploi est une politique du chiffre et de la statistique.

Observons cependant que l'accompagnement ne fait pas l'emploi et que le contrat aidé n'est pas un "vrai" contrat mais-le plus souvent-une mesure "sociale" de transition entre deux périodes de chômage et pas le déclencheur d'une réelle insertion d'un public en difficulté.

Belles perspectives pour les primo demandeurs d'emploi bac +4 qui vont se retrouver en concurrence avec les demandeurs d'emploi de longue durée et autres allocataires du RMI.

CRAC... BOUM !

20/09/08

En début de semaine le monde de la finance était sur le point de s'effondrer, le séisme partant des Etats-Unis et ravageant le reste du Monde. En fin de semaine, les marchés font des bonds de place en place.

Sans grand intérêt si ce n'est de constater que pour alimenter le système ou, disons, pour réparer les dysfonctionnements du capitalisme moderne, il faut que le contribuable américain mette la main à la poche, après avoir été déjà ruiné par ces mêmes sociétés !

RSA

20/09/08

Le projet sur le RSA fait son chemin. Et hop ! Le travail plus rémunérateur que l'assistance ! Des milliers de bénéficiaires des minima sociaux qui retrouvent leur dignité de travailleurs... La belle image.

Plus prosaiquement, comme en d'autres temps (création de CES par exemple) des emplois à temps plein vont se transformer en emplois à temps partiel. Autrement dit un emploi stable pourra être remplacé par deux emplois précaires, ce qui au total met une personne dans la précarité et y maintien les deux autres. Merveilleux.
Et surtout : "Merci Patron" !

PILE ET FACE

16/07/08

Madame Bachelot avait bien essayé de refiler l'affaire du trou de la sécu aux administratifs de la CPAM en leur demandant de trouver des solutions, mais suite aux réactions provoquées dans l'opinion publique, elle n'a finalement pas validé le plan proposé par ceux-ci.

Elle essaye encore de jouer un double-jeu en permettant à la fois qu'une boisson dite "énergisante" soit vendue en France malgré les réserves émises sur l'un de ses composants (taurine) et en conseillant, dans le même temps, aux parents (!) de boycotter le produit en question.

Madame Bachelot va sans doute proposer que les enfants fassent les courses avec leurs parents ou bien qu'ils rapportent les tickets de caisse pour vérification.

MIEUX VAUT ETRE RICHE ET BIEN PORTANT...

25/06/2008

Double peine en vue pour les personnes atteintes d'"Affections de Longue Durée" : ils devraient payer plus pour se soigner autant.
C'est la "proposition" faite par le directeur de l'Assurance Maladie, à la demande de la ministre.

Autrement dit, et pour ne pas changer, les questions de santé ne sont pas des questions de santé mais des questions... d'argent. Mieux, les politiques demandent aux fonctionnaires de trouver eux-mêmes les solutions aux problèmes budgétaires. Aucune vision politique n'est proposée pour ces orientations si ce n'est, in fine, de faire payer les bénéficiaires mêmes des prestations.

Au fait, un peu contradictoire avec une quelconque notion de solidarité.
Non ?

COURS ALIMENTAIRE

06/06/2008

Les agriculteurs du monde entier devraient arrêter de faire du business. Ce n'est pas pour eux ce métier-là, ils n'ont aucun pouvoir sur les marchés des céréales ni d'autres cultures. Ils devraient plutôt cultiver leur petit morceau de terre pour subsister-en silence, d'ailleurs-avant de vouloir s'improviser entrepreneurs.

Voilà, tout est dit, dans le même style que : "travailler plus pour gagner plus", un conseil de bon sens pour ces geignards de pauvres toujours prêts à se plaindre.

Personne ne niera les problèmes météorologiques qui introduisent des variables dans les résultats agricoles. Chacun comprendra également qu'il y ait des politiques gouvernementales orientant les productions agricoles. Cependant, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose d'aberrant à acheter à d'autres ce qu'on pouvait produire soi-même et remplacer cette culture par d'autres activités plus rentables en termes d'économie globale,peut-être, mais pas pour la population locale ?

Les équilibres des marchés mondiaux peuvent briser des secteurs entiers de l'économie dans n'importe quel endroit de la planète. Ainsi, le petit producteur de céréale d'Afrique ou d'Asie n'est pas concurrentiel avec la grosse industrie agricole américaine ou européenne. Double peine pour eux car eux, personne ne les subventionnera pour les faire subsister.

Ce n'est pas encore le cas des marins-pêcheurs européens, mais jusqu'à quand ?

CROIX

Les français auraient donc, pendant des mois, gémit sans raison, se plaignant sans cesse de leur pouvoir d'achat à la baisse. Il faut, nous fait-on entendre, jubiler rétro-activement à l'annonce qui est faite du chiffre de la croissance du PIB en 2007. (2,2).

Rappelons tout de même que le chiffre de la croissance du PIB s'il se montre flatteur pour l'économie concernée, peut laisser penser que des investissements ont été réalisés et que la production a augmenté. Cependant, la relance de la consommation, en bout de chaîne, ne se fait que si les moyens de consommer sont là. Ce n'est pas une question de morosité c'est une question de : "Pouvoir d'achat !!!"
Ce ne sont pas les produits qui manquent dans les rayons des magasins, c'est l'argent qui manque dans le portefeuille.

Evidemment, si on pense que la production n'augmente pas parce que les français ne consomment pas assez, il vaut mieux aller vendre des avions à l'étranger pour tirer l'économie française vers les sommets. Sauf que les étrangers en question ne consomment pas en France et accessoirement, ils n'y votent pas non plus.

Résultat des courses : une partie de la France jubile, l'autre pas.
Celle qui croit et celle qui ne croit pas.

BOTTER EN TOUCHE

Les revendications portées par les grévistes et manifestants de ce 15 mai ont reçu comme réponse du Président de la République un aménagement des modalités de l'accueil des scolaires en cas de grève.

Oui, c'était ça la réponse.
Se dégager habilement en déplaçant l'objet du débat.
C'est vrai aussi que le dialogue social n'est pas le sport favori des français.

SYSTEME D*

Avec les nouvelles péripéties administratives de sans-papiers (travailleurs, ceux-là) on peut arriver à une pratique du droit modernisée.

Ainsi des personnes qui travailleraient en toute "légalité" en France (mais avec de faux papiers) pourraient se voir attribuer des papiers en bonne et due forme parce que correspondant au "profil" recherché ou établi pour le "bon" immigré.

Tout bénéfice : déjà intégrés, salariés, avec des patrons satisfaits et motivés, non, vraiment, bien.

La pédagogie étant la ritournelle des tristes sires de ce gouvernement Fillon on voit mal comment ils vont se dépatouiller de cette filière ainsi créée qui inciterait des immigrés à se faire embaucher avec des faux papiers par des employeurs complices ou bienveillants (ne trouvant pas la main-d'oeuvre adéquate dans le tout venant des demandeurs d'emploi-les malheureux !)

Pour tout candidat, rappelons la démarche : payer pour le passage + payer pour les faux papiers + se faire embaucher = régularisation.
Payer plus pour gagner plus, en quelque sorte. Bingo !

Une vraie rupture dans la pratique de l'esclavagisme.

* D comme Démagogie

MARE NOSTRUM

De l'Union méditerranéenne à l'Union pour la Méditerranée, on cherche la bonne appellation pour baptiser le projet qui sera dévoilé en juillet.

L'histoire de l'Union Européenne nous aura montré le chemin. De la la CECA de 51 qui instaurait un premier "marché commun" européen qui rapprochait, entre autres, les deux grands ennemis de guerre français et allemands, on sera passé en 57 à une "communauté économique européenne" puis à l'"Union Européenne" avec un versant plus politique.

En réalité, dans un cas comme dans l'autre, c'est le "marché" qui fait l'union. Gageons donc que, quel que soit le nom de cette future institution, on fasse-une fois de plus-l'impasse sur les questions des droits des citoyens.
Gageons aussi que les critères d'entrée dans ce "cercle des amis du bassin" soient moins contraignants que ceux qui laissent la Turquie hors de l'Union Européenne !

PUTAIN ! QUATRE ANS...

Alors que les sondages au virage de la première année de mandat montrent des français déçus par l'action présidentielle, le Président persiste. Il nomme M. Saussez délégué interministériel à la communication et à la tête du Service d'information du gouvernement (SIG).
La mission de Thierry Saussez sera de travailler sur "toutes les questions d'information, de pédagogie, d'action du gouvernement".

Ainsi, par un raccourci saisissant, on pourrait constater qu'alors que d'autres présidents se targuaient d'"avoir compris" les foules, celui-ci va nous envoyer des professionnels de la profession pour nous expliquer que nous ne comprenons pas vite et bien ce qui nous est présenté.

Le constat est amer pour les journalistes : répéter bêtement ne suffit plus.

BUSINESS IS BUSINESS

La flamme olympique a, à peine, démarré son parcours vers la Chine et voilà déjà des empêcheurs de courir droit qui se présentent à sa rencontre. Cette fois ce sera le Tibet que l'on voudra défendre. Autrefois, certains maugréerent contre le régime nazi, le régime soviétique ou la dictature argentine pour le football. Sans ces tibétains-là, peut-être, n'aurait-on pas osé-business oblige-moufter...

Alors la question est posée : en être ou pas de cette célébration "sportive" ? Y être en montrant sa désapprobation du bout des lèvres ? Se faire traîner manu militari hors des stades, enrubannés du drapeau tibetain ? A chacun de faire preuve de créativité.

Quoi qu'il en soit, en bout de bout de chaîne (de télé) les lointains spectateurs que nous sommes pouvons aussi ne pas participer à la mise en scène. Le comble serait encore de regarder les jeux pour espérer y voir l'organisation locale défaillir.

Non, les jeux olympiques ne sont pas des jeux et l'attribution de l'édition 2008 à la Chine prouve bien qu'on ne joue pas avec ça. Lui attribuer l'organisation de cet événement, c'est décerner à la Chine une attestation de bonne conduite.

Personne n'est obligé d'y croire.
Madame Yade expliquera tout ça à Monsieur Lama.